Skip to content

En Ethiopie médiévale, les hommes ont transformé leur environnement pour le rendre habitable

« Rien ne pousse sans l’effort d’un puissant investissement anthropique du paysage. Mais à cette condition tout pousse. »

« Les groupes humains ne sont pas l’expression sociale d’un milieu écologique : Ils s’y adaptent, le rendent intelligible, instrumentable et surtout le transforme. »

Le 16 novembre 2020, le Pr François-Xavier Fauvelle a donné au Collège de France un cours intitulé « Seuils : écologie politique, culturelle et environnementale des sociétés musulmanes de l’Éthiopie médiévale ». Il y explique, entre autre, qu’en Afrique plus qu’ailleurs les historiens et les archéologues ont l’opportunité d’étudier comment des sociétés complexes ont massivement investi des environnements inhospitaliers pour les transformer et les rendre habitables. En Ethiopie, la zone intermédiaire qui sépare les hauts-plateaux fertiles des basses plaines arides a vu s’implanter à l’époque médiévale des populations musulmanes. Ces derniers ont fourni des efforts humains et techniques importants pour lutter contre la forte érosion de la zone et irriguer de nouvelles terres agricoles. Aujourd’hui, les agglomérations humaines ne sont plus mais le paysage porte encore les traces d’une profonde anthropisation de l’environnement. A travers son exposé, le Pr Fauvelle montre comment une société ancienne, celle du sultanat d’Ifat, a su malgré les difficultés prospérer au sein d’un milieu complexe.

◊ Pour voir l’intervention

Faire un don

  • 0,00 €
  • à remplir si votre don est fait au titre d'une société